Histoire et Souvenirs

Getari Enea était une salle paroissiale jusqu’à sa fermeture en 2001. Les équipes paroissiales se recentrant maintenant sur leur mission cultuelle, elles ne souhaitent pas réinvestir dans la salle Getari Enea liée à un objet culturel. Cependant, elles apportent tout leur soutien au projet des Amis de Getari Enea.

En effet, aujourd’hui, les responsables paroissiaux confient la rénovation du lieu à l’association Les Amis de Getari Enea. Avec ses adhérents, issus de tous horizons de la société civile, Les Amis de Getari Enea ont conçu un projet d’envergure de réouverture d’un lieu culturel ouvert à tous. Il a aussi été décidé de confier la programmation des animations futures à une structure indépendante et professionnelle.


31 juillet 2017

L’histoire du Cinéma de Guethary

En France, les premières salles de cinéma ouvrent vers 1907, d’abord au cœur des grandes villes, puis rapidement en banlieue, dans des villes de moindre importance. 

En régions, le cinéma est d’abord itinérant, mais devant l’émerveillement et l’engouement de la population pour les images en mouvement, certaines paroisses décident d’exploiter elles-mêmes des cinémas.  L’histoire dirait qu’il s’agissait peut-être d’un moyen pour elles de contrôler leurs ouailles face à l’exubérance de certains réalisateurs… 

A Guéthary, l’histoire commence en octobre 1935, le père Marot, alors curé de la paroisse, fait la première demande d’autorisation d’exploiter un cinéma. 

Dans le cadre d’une SCI, la Société Saint Bernard, il a pu acquérir le 77 rue de l’église. L’objet de la SCI était « l’acquisition d’un terrain et la construction et l’exploitation de tous immeubles sur le dit terrain à usage de salle de réunion et salle de spectacles, conférences et patronage » : 485m2 qu’il dévoue exclusivement à la culture et à la rencontre pour les habitants du village. 

Dans ce but, il met en place l’association St Nicolas, en charge «  d’assurer l’éducation populaire de ses membres et de leur procurer en même temps d’agréables et saines distractions, par la pratique du chant, de la musique, du théâtre et des sports divers, particulièrement de la pelote ».

La pelote ayant trouvé son club de l’Olharroa, le 77 restera un lieu de culture avec un cinéma, Getari Enea, ouvert l’été jusqu’en 2001.